Mettez de l’énergie dans vos prises de parole – Formation Prise de Parole

S’inspirer d’autres speakers

Ce mois-ci et pour la première fois, nous vous proposons d’analyser la prestation orale d’un personnage politique.

Vous en avez l’habitude, mais rappelons-le tout de même, nous ne jugeons aucunement la forme du discours. Ce qui nous intéresse dans les cas pratiques, c’est la capacité des orateurs à porter un message, à y faire adhérer le public. Et à ce titre – vous le constatez à l’image – Dominique de Villepin fait référence. L’énergie qu’il consacre à l’exercice est tout à fait perceptible.

Analysons son discours sous 2 aspects :

L’image visuelle

La vidéo commence. Notre orateur est débout, le micro à la main. Se lever pour prendre la parole devant un auditoire doit être de l’ordre du réflexe. Adopter une position haute (au propre comme au figuré) renforce implicitement l’importance de votre message. Nous le disons souvent mais prendre la parole en public n’est pas naturel, si vous voulez être efficace, il faut vous mettre en scène !

Soucieux de convaincre, Dominique de Villemin propose une gestuelle variée. Celle-ci accompagne son discours et maintient l’attention du public. Ici, elle se traduit beaucoup par le mouvement des mains, des épaules et du haut du corps. On repère facilement les quelques gestes fétiches de l’intéressé. Il est engagé !

Enfin, son regard, même s’il s’attarde parfois dans l’axe de la caméra, considère l’ensemble de la salle. Vous parlez à tout le monde, votre regard doit en être le témoin.

L’image sonore

Dominique de Villepin a le verbe haut dans les 2 sens du terme. Bien qu’équipé d’un micro, il parle fort et avec autorité. Par quoi passe cette autorité que vous avez aussi sans doute ressentie ? Vous remarquerez que son intonation remonte systématiquement à la fin de ses phrases. Faites le test, vous ne trouverez aucune phrase qui se termine sur une note descendante, ce qui pourrait suggérer un doute, une interrogation.

Ce discours est rythmé. Il y a des temps forts martelés et des temps faibles un peu plus légers, plus intimes presque durant lesquels l’auditoire peut “se reposer”.

Source de l’image à la Une: Flickr (Maya-Anaïs Yataghène)